MonPerso - la communauté virtuelle francophone

    Inscription gratuite  |  Aide

Accueil  |  Rechercher  |  Parcourir  |  Inviter  |  Courrier  |  Groupes  |  Blogues  |  Forum  |  Tchat  |  Musique  |  Jeux  |  Messenger  |  RadioRebel  |   À venir...
Blog - seccus: Est-ce qu'on peut s'enrichir sur Internet?
 

 

L'arbre à piastres et à problèmes

Depuis quelques jours, l’ami Steph du Techno-blogue à Steph! a ré-ouvert un débat avec ses deux billets : Réussir sur le web sans rien connaître et Devenir riche avec ACN et Faire de l’argent avec ACN? Non merci. En quelques mots : peut-on vraiment faire de l’argent sur le Net aussi facilement que le prétendent les gourous du prêt-à-réussir, du prêt-à- s’enrichir

Oliver Abou, auteur du Guide complet « Créez votre business en ligne », publié chez Micro Application répond : non! Voici ce qu’il écrit dans son introduction : « La création d’un business en ligne ne s’improvise pas. Avant de se lancer dans cette aventure, il convient de tordre le cou au mythe de la fortune facile sur Internet, qui ne représente qu’un leurre ou un attrape-nigaud. En effet, mettre en place une activité commerciale sur le Web exige beaucoup de travail et la réussite d’un tel projet ne repose que sur votre énergie et vos compétences. Mieux vaut le savoir pour éviter des déconvenues et perdre du temps. Dans ces conditions, et pour mettre toutes les chances de votre coté, vous devez suivre certaines règles et ne pas brûler les étapes.

Pour sa part, Steph indique : « Comme expert, je ne donne pas ma place avec plus de 10 ans d’expérience en gestion et développement de projets web avec en prime, un MBA en affaires électroniques. Puis de toutes ces années de travail, je retiens que l’argent facile sur le web, ça n’existe pas… Si c’était si facile de sorte que n’importe qui sans connaissance peut en devenir riche, je serais le premier là dedans. Peut-être que certains y arrivent. Mais sûrement en travaillant fort. Que tout le monde fasse des milliers de $ en appliquant une simple recette? Je n’y crois pas. »

Pour ma part, j’aime dire à mes relations que le métier de webmestre ou celui d’eCommerçant ressemblent un peu à celui de l’agriculteur : il faut se lever tôt, labourer, semer et être patient. La nature prendra le temps de développer ses fruits. Si l’argent ne pousse pas sur les arbres, les arbres ne poussent pas non plus en quelques jours. C’est un bon sens que beaucoup de gens reconnaissent dans leur vie mais qu’ils oublient rapidement quand vient le temps de lancer une web entreprise.

L’erreur commune est de vouloir tellement réussir un rêve et de le faire rapidement. On met ainsi de coté les principes élémentaires de l’entrepreneurship. On se lance en affaires comme des gamblers et non comme des hommes ou des femmes d’affaires. Si une occasion d’affaires doit répondre à vos attentes, elle doit avant tout répondre aux besoins du marché. Pour savoir si vous avez de bonnes, moyennes ou mauvaises possibilités, il vous faut valider l’idée d’affaires proposée ou retenue. Elle doit constituer une véritable « occasion d’affaires ».

Je vous donne en mille que si vous suivez un atelier d’initiation d’un organisme tel que le Service d’aide aux jeunes entrepreneurs Montréal-Métro (SAJE), vous éviterez ce genre d’erreur. Pire! Vous allez probablement vous approcher de la véritable occasion d’affaires recherchée. Le principe enseigné est de valider le potentiel de réussite de votre projet. Vous devez en faire la preuve. Autrement, pourquoi y investir temps et argent? Au SAJE ou dans un autre organisme promouvant l’entrepreneurship, on vous invitera à répondre à des questions de ce genre :

  • Quelle est la raison principale pour laquelle vous voulez vous lancer en affaires?
  • Connaissez-vous suffisamment le marché que vous voulez conquérir?
  • Ce qu’on vous propose est-il nouveau et différent?
  • Est-ce que cela correspond à un besoin non satisfait?
  • Est-ce que l’occasion d’affaires revêt un réel pourvoir d’attraction pour le consommateur?
  • Quel est le produit ou le service à vendre?
  • Y a-t-il une possibilité que cette occasion dure dans le temps?
  • Arrive-t-elle sur le marché à un moment propice?
  • Offre-t-elle une valeur additionnelle sur un produit ou un service pour le consommateur?
  • Qu’est-ce que vous aimez faire?
  • Qu’est-ce que vous n’aimez pas faire?
  • Quels sont vos compétences par rapport à cette occasion?
  • Avez-vous un réseau de contacts? Dans quels domaines? Que peuvent-ils vous apporter pour aider dans votre entreprise (autre que de leur vendre quelque chose)?
  • Quel est le temps que vous êtes prêts à consacrer au développement de votre entreprise ?
  • Savez-vous pourquoi les institutions financières demandent un plan d’affaires?
  • Avez-vous fait un plan d’affaires pour votre projet aussi simple soit-il?
  • Votre projet suit-il la logique de l’impulsion ou de la planification?
  • Pouvez-vous décrire votre clientèle?
  • Pouvez-vous indiquer combien de gens ou d’entreprises vendent les mêmes produits ou services que vous compter offrir?
  • La proposition qu’on vous fait offre-t-elle réellement un marché potentiel de ventes?
  • Combien coûte-t-elle?
  • Combien peut-elle vous rapporter?
  • Si des gens magasinent plusieurs fournisseurs avant d’acheter, pouvez-vous étudier plusieurs propositions d’affaires avant de choisir celle qui vous convient le plus?
  • Qu’est-ce qui vous fait croire que l’idée d’affaires qu’on vous propose est bien celle qui répond à vos besoins?


Ces questions ne sont pas là pour vous mettre des bâtons dans les roues. Elles sont là pour vous aider à identifier vos motivations et le marché économique dans lequel vous souhaitez réaliser une percée.

Par exemple, on vous propose de devenir une personne affiliée d’un réseau de boutique en ligne ou de vendre un livre sur le succès. Demandez-vous combien de personnes vendent les mêmes produits sur Internet? 100, 500 ou 2000? Quelles sont vos possibilités de réussir? En trouvant seulement des gens de votre entourage qui vont s’inscrire sous votre compte? Si c’est cela, c’est vous le consommateur et votre organisateur cherche à exploiter votre réseau. Est-ce que cela faire du business? Pour lui ou elle : oui! Pour vous, j’en doute.

N’avez-vous pas un minimum de talents pour trouver une niche originale et offrant un véritable potentiel de répondre à des besoins? Plutôt que d’être la brique de la pyramide que construise les pharaons du prêt-à-réussir et du prêt-à-s’enrichir? Je ne peux pas répondre pour vous. Vous devez faire votre propre cheminement. Mais faites-le. Sinon l’expérience pourrait s’avérer amère et elle pourrait tuer dans l’œuf un véritable projet qui couve derrière votre démarche.

Pensez-y! Lorsqu’on vous invite à vous lancer en affaires et qu’on vous offre des produits et des services pour y parvenir, qui êtes-vous? Un entrepreneur ou un consommateur? En tout cas moi, j’irais poser la question à des professionnels de l’entrepreneurship qui sont là pour vous aider à réaliser votre projet ou vous aider a en trouver un autre qui répond aux critères du bon sens dans les affaires. Pas à vous vendre une formule magique.

Enfin, dites-vous que si le respect des règles et de l’art de l’entrepreneurship ne garantit pas le résultat, une entreprise prospère, pour des raisons évidentes; que vous arrivera-t-il si vous vous lancez en affaires en ne les appliquant pas? Pour vous aider, Kim Auclair, une jeune entrepreuneure de 24 ans, vous propose un article paru dans le journal Les Affaires : 50 conseils de leaders pour stimuler l'entrepreneuriat. Je vous invite également à lire son billet Entrepreneure ou gestionnaire? Tiens pourquoi pas une conférence (en anglais) proposée par Michel Carpentier via son billet : En affaires, peut-on être petit et heureux? Et lisez les billets de pros Québécois qui commentent la scène Web : Techno-blogue à Steph!, Go-Référencement et N’ayez pas peur et mon bon ami Fred de Conseilsmarketing.fr, ma bible du webmarketing sur le net.

Ah! J’oubliais. Le SAJE offre des formations d’appoint et la Commission scolaire Marguerite Bourgeois vous convie à son programme de 330 heures avec une ASP : une Attestation de spécialisation professionnelle en Lancement d’une entreprise. Rien de moins. Leur message est clair : « Devenir patron, patronne : ça s’apprend! » Avec ça, si vous n’avez pas trouvé votre filon, c’est que vous n’êtes pas à votre place.

Bonne lecture.

Serge Daigneault

Amateur de webentrepreunariat 

 

   

 

 
Envoyé: 2008-09-03 16:32:04
Très intéressant!
Envoyé: 2008-11-21 02:47:08
J'ai déjà hâte de voir la suite.

Déjà que je suis dans les livres par dessus la tête :( m'enfin...
Envoyé: 2008-11-21 02:47:46
Félicitation pour le PageRank 2/10 :clap
Accueil  |  Rechercher  |  Parcourir  |  Inviter  |  Courrier  |  Groupes  |  Blogues  |  Forum  |  Tchat  |  Musique  |  Jeux  |  Messenger  |  RadioRebel  |   À venir...
Aide   |   Termes et conditions   |   Afficher sur ce site   |   Nous contacter

Sites amis:     Info Golf Québec - Télé Souvenirs - Job au Québec - 123 Go Photo - J'écrase.com -  Assurances Québec  - Skier au Québec  -
Work in Alberta  - Référencement de site Internet - Work in Saskatchewan - Lyrics Research - eHabs - loobloo




Sonde de mesure

Le répertoire des sites les plus HOT au Québec